ACTUALITES 2018

 


Une exposition à Paris, dans le Marais en septembre 2018

Thierry BIGAIGNON et Yannig HEDEL
Thierry BIGAIGNON et Yannig HEDEL

(auteure : Patricia LECHENNE-HEDEL)

(vues d'exposition réalisées par Patricia Lechenne-Hédel)

Né en 1948, Yannig Hedel traque la course du temps sur l’architecture urbaine, jour après jour, saisons après saison, et bâtit depuis plus de 40 ans une oeuvre remarquable de finesse et de cohérence. Il entame dès l’âge de 22 ans un parcours photographique qui le mènera au fil du temps à prélever dans la ville des formes géométriques variées, métamorphosant de simples pignons en pyramides, de banales cheminées en clepsydres monumentaux. Pendant qu’autour de lui tout s’accélère, Yannig Hedel prend le temps. Et plus précisément, il photographie le temps ! Il en fixe le passage sur les murs qui l’entoure. Arpenteur des villes, le photographe repère les ombres, capture ce réel éphémère pour illustrer la course des saisons et la métamorphose des villes. En toute simplicité, il bouleverse les codes et se joue des échelles. On ne sait plus à quelle distance se trouve l’objet photographié. Les jeux d’ombre et de lumière déroutent le spectateur et l’enveloppent d’un sentiment onirique prodigieusement silencieux. Frôlant l’abstraction, les prises de vue, toutes en nuances de gris, sont pourtant bien réelles. 

Exposé partout en Europe, mais également au Mexique et au Japon, son travail rigoureux, a fait l’objet de près d’une trentaine d’expositions personnelles et fait désormais partie des collections de nombreux musées parmi lesquels Arles, Strasbourg, Châlon-sur-Saône, Charleroi (Belgique), Stuttgart (Allemagne). Les grandes expositions rétrospectives qui ont eu lieu à la bibliothèque municipale de Lyon et dans les musées de l'Elysée à Lausanne, ou Réattu à Arles, ont permis de se rendre compte de l'unité variée d'une oeuvre obstinée mais évolutive. 

Qu’il sillone la ville ou qu’il se poste à la fenêtre de son appartement, Yannig Hedel poursuit sa quête acharnée et continue de nous envoûter."

 

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Arpenteur des villes, Yannig Hedel traque depuis 50 ans la course du temps sur l’architecture urbaine, jour après jour, saisons après saison, et nous offre une oeuvre d’une grande ampleur !

Pendant qu’autour de lui tout s’accélère, Yannig Hedel prend le temps. Et plus précisément, il photographie le temps, il en fixe le passage sur le paysage urbain qui l’entoure. Amoureux de l’architecture des années 30, le photographe arpente la ville, repère les ombres, capture le réel pour illustrer la course des saisons et la métamorphose des villes. 

Alors qu’il naît à Saint-Nazaire en 1948, c’est à Lyon que Yannig Hedel élit domicile à 22 ans. Il entame alors un parcours photographique qui le mènera au fil du temps à prélever dans la ville des formes géométriques variées, métamorphosant de simples pignons en pyramides, de banales cheminées en clepsydres monumentaux. 

Il bouleverse les codes, se joue des échelles. On ne sait plus à quelle distance se trouve l’objet photographié. Les jeux d’ombre et de lumière déroutent le spectateur et l’enveloppent d’un sentiment onirique prodigieusement silencieux. Frôlant l’abstraction, les prises de vue, toutes en nuances de gris, sont pourtant bien réelles. Qu’il arpente la ville ou qu’il se poste à la fenêtre de son appartement perché, Yannig Hedel poursuit sa quête acharnée pour notre plus grand émerveillement.

Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « Yannig Hedel est un artiste hors norme. Il a bâti avec acharnement et rigueur 50 ans durant une oeuvre tout simplement remarquable. Témoin du temps, dompteur de lumières , il fait sans aucun doute partie des plus grands artistes. Je suis donc terriblement excité à l’idée de le faire (re)découvrir. »   

Depuis les années 80, Yannig Hedel a participé à une trentaine d’expositions personnelles et une quarantaine de festivals et d’expositions collectives dans toute l’Europe, mais aussi au Mexique ou encore au Japon. De grandes expositions rétrospectives ont eu lieu à Lyon, au musée de l'Elysée à Lausanne et au musée Réattu à Arles. Son oeuvre fait partie de nombreuses collections privées et publiques en France et à l’étranger.

 

                                                                                         Galerie Thierry Bigaignon

 

 

 

Des rencontres en 2017....

Thierry Bigaignon découvrant les tirages argentiques lors de son premier passage à la maison, en novembre 2017
Thierry Bigaignon découvrant les tirages argentiques lors de son premier passage à la maison, en novembre 2017
YH devant ses obélisques dans la première exposition de la nouvelle galerie arlésienne de Anne Carpentier
YH devant ses obélisques dans la première exposition de la nouvelle galerie arlésienne de Anne Carpentier
(portraits réalisés par Patricia Lechenne-Hedel)
YH bavardant avec Anne Cartpentier lors d'un vernissage arlésien

(portraits réalisés par Patricia Lechenne-Hedel)

Musée Rattu - 2017 - salle de l'obélisque avec sa "coiffe royale" /sculpture en bronze du XVIIème au centre et les photogr. de Y.HEDEL sur les murs
Musée Rattu - 2017 - salle de l'obélisque avec sa "coiffe royale" /sculpture en bronze du XVIIème au centre et les photogr. de Y.HEDEL sur les murs
YH bavardant avec Andy Neyrotti du Musée Réattu
YH bavardant avec Andy Neyrotti du Musée Réattu

«Une lumière qui s'’écoule dans le temps...  D’'une beauté intense, les photos de Yannig Hedel jouent avec le ciel et des éléments d'’architecture. S’'y révèle un regard photographique singulier, à contre-courant des tendances sociologiques ou documentaires de la photographie. Une sensibilité têtue qui refuse les effets, ancre son exigeante austérité dans un noir et blanc systématique, capte des jeux de lumière sur des façade de maisons sans gloire. L'unique sujet de son travail, c’est la lumière et le rapport au temps qu’elle induit. »
                                                                                                              Serge HARTMANN   DNA– Févr. 2007



heures blanches

« ..Mettre ses pas dans ceux de Yannig Hedel, c'est entrer dans un univers de formes et de contrastes dans lequel la photographie livre le meilleur de son essence. D'une absolue beauté, ces « Heures blanches » sont des traces infimes que l'oeil du photographe édifie sur la base d'une simple architecture : surfaces planes en béton, angles de toit..c'est parce qu'il est artiste avant tout que, passant devant ce mur, Yannig Hedel a su capter un trait, un rai lumineux, un rien..et que, de ce rien, il a fait naître une émotion. Avec ces photographies, la ville devient musée. Et plus on s'y promène, plus se bousculent à nos yeux les milliers de détails et de compréhensions d'un monde minimaliste où le petit contient le plus grand. »
Catherine GOFFAUX   « Photographie Magazine » - Mai 95

...de labore solis

La façade aveugle d'une maison est l'écran de minuscules événements que seul le regard attentif du photographe Yannig Hedel pouvait rendre visibles.
Parmi les dizaines d'immeubles banals qui se dressent dans la région lyonnaise, Yannig Hedel en a choisi un. Sans fioritures pittoresques. La seule particularité qu'offre l'architecture sans génie de l'immeuble est cette haute façade aveugle surmontée d'un toit triangulaire. Pendant six ans, au fil du jour, Yannig Hedel s'est appliqué à photographier cette façade. En noir et blanc.
Il a capté chacune des variations même infimes, qu'y imprimait la lumière du soleil. Et dans cette image réduite à l'essentiel le jeu de l'ombre et de la lumière compose la photographie avec une précision mathématique. De cet exercice d'ascèse, naissent des images d'une grande pureté. Le mur est un écran où travaille le soleil (De labore solis, titre de l'exposition) et la rigueur du photographe...
                           Corinne Ibram
les "Dernières Nouvelles d'Alsace"

L'obélisque

Arles, soleils tournants,...
...A la lumière d'Arles, le regard de Yannig Hédel vient se suspendre. Des lieux lentement écoutés, décomptés, égrenés, il isolera le fuseau de l'obélisque romain qu'il s'attache à défaire des accessoires du paysage, ne gardant que le haut de l'aiguille minérale, basculée en plein ciel.
A découvrir les longues suites d'images qui en sont advenues, on est tenté de convoquer les travaux précédents, le petit pan de mur blanc ou ce pignon aveugle qui porte la méditation De labore solis : semblable mesure des ombres, ordonnées comme un mouvement d'horloge, semblable ciel, si étrangement opaque d'une densité d'écran; et le sujet lui-même, si manifestement pris par la tentation de l'immobile...
 Michèle MOUTASHAR  Arles /juin 2001




Edifices

Pignons

suites assyriennes


Formes & figures

« Composer avec l’illusion,

    (Françoise Lonardoni)

Lorsque le tournant numérique se généralise, au début des années 2000, Yannig Hédel a déjà élaboré une œuvre photographique structurée autour de principes de travail et de sujets précis : pratique de la marche urbaine, intérêt pour l’architecture, bouleversement des codes de l’image (proche et lointain, échelle, profondeur), répétition, proximité avec l’abstraction.

Ce type de travail, réglé par une méthode, n’aurait pas dû être particulièrement perméable au bouleversement numérique.
Mais des paramètres personnels se sont imposés à Yannig Hédel, qui l’ont contraint à prendre de la distance avec sa pratique de photographe-marcheur. Le recours au numérique (2007) a accentué et accompagné ce qui devenait une modification profonde de sa stratégie de création.

Le Monolithe

Années 70/80

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